L'argent colloïdal : de l'importance de la taille des particules

Publié le : 22/04/2016 10:35:13
Catégories : Argent colloidal / antibiotique naturel , Argent colloidal et activité antimicrobienne

Nous reprenons ici les résultats d'une études publiée en 2008 : Synthesis and antibacterial activity of silver nanoparticles with different sizes (1).

Des nanoparticules d'argent de tailles différentes (7, 29, et 89 nm) ont été synthétisées en utilisant de l'acide gallique dans une réduction chimique aqueuse.

Les nanoparticules ont été caractérisées par microscopie électronique à transmission (TEM), par la diffusion de lumière dynamique (DLS), X-ray diffraction (XRD), et ultraviolet-visible (UV-Vis), et la spectroscopie d'absorption.

L'activité antibactérienne a été évaluée en utilisant la méthode de microdilution standard, la détermination de la concentration minimale inhibitrice (CMI), selon le Comité national pour les Normes de Laboratoire Cliniques.

Les tailles des nanoparticules d'argent ont été contrôlées en faisant varier certaines conditions expérimentales.

L'éfficacité de l'argent colloidal dépend de la taille des particules

Les résultats de l'activité antibactérienne des nanoparticules varient bien en fonction de leur taille. Plus celle-ci diminue, plus l'activité inhibitrice augmente.

Concentration inhibitrice minimale d'argent colloidal en fonction du type de bactérie

Taille des particules d'argent colloïdal Escherichia. Coli Staphylocoque aureus
7-nm 6,25 7,5
29-nm        13,02 16,67
89-nm    11,79  33,71

Les particules d'argent d'une de taille 7 manomètres présentent le meilleur effet anti bactérien contre le Escherichia. coli et le Staphylocoque doré. Du fait de leur taille, ces particules d'argent peuvent facilement atteindre le noyau des bactéries et présenter la surface la plus importante; Par conséquent, le contact avec des bactéries est meilleur (Lok et al.2006) et cela pourrait expliquer pourquoi ils présentent la meilleure activité anti bactérienne.

Pour les systèmes solides, certains auteurs soutiennent que les ions Ag + libérés à la surface de nanoparticules sont responsables de leur activité anti bactérienne (Moroneset al.2005; Lee et al.2005; MacKeen et al.1987; Liet al.2006; Jeong et al .2005); Pour les systèmes aqueux (tel que le système testé dans l'étude), les résultats trouvés par Loket al. (2006) montrent que l'activité antibactérienne des ions Ag + est faible aux niveaux atteints en libérant des concentrations, et la présence de nanoparticules est vital, ce qui renforce l'idée que plus grande est la surface de contact, plus grande est l'activité anti-bactérienne (Jeong et al. 2005; Thiel et al.2007).

Afin de démontrer que les nanoparticules d'argent ont un contact direct avec les bactéries, les chercheurs ont développé une méthodologie par microscopie à force atomique. La microscopie à force atomique permet l'observation directe des bactéries sans modification du contenu cellulaire. La concentration inhibitrice minimale de tous les échantillons est plus faible lorsqu'on teste les particules d'argent contre E. coli que lorsqu'on les teste par rapport aux Staphylocoque doré. Ceci peut être expliquée par le fait que la paroi cellulaire des souches à Gram négatif (E. coli) est plus large que la paroi cellulaire des souches à Gram positif  dont fait partie le Staphylocoque doré (Thielet al.2007).

Références

 
(1) Synthesis and antibacterial activity of silver nanoparticles with different sizes G. A. Martı ́nez-Castan ̃o ́nÆN. Nin ̃o-Martı ́nezÆF. Martı ́nez-GutierrezÆJ. R. Martı ́nez-Mendoza Facundo Ruiz
(2) Panacek A, Kvıtek L, Prucek R, Kolar M, Vecerova R, Pizurova N, Sharma VK, Tat’jana N, Zboril Z (2006) Silver colloid nanoparticles: synthesis, characterization, and their anti-bacterial activity. J Phys Chem B 110:16248–16243
(7) Morones JR, Elechiguerra JL, Camacho A, Holt K, Kouri JB, Ramırez JT, Yacaman MJ (2005) The bactericidal effect of silver nanoparticles. Nanotechnology 16:2346–2353
(8) Pal S, Tak YK, Song JM (2007) Does the antibacterial activity of silver nanoparticles depend on the shape of the nanoparticle? A study of the Gram-negative bacterium Escherichia coli. Appl Environ Microbiol 73:1712–1720

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